En cette journée dédiée à l'alphabétisation mondiale, Mafondation réaffirme avec force une conviction fondatrice : scolariser une fille, c'est investir dans toute une chaîne de progrès — pour elle, pour sa famille, pour sa communauté, pour son pays. Pourtant, en Côte d'Ivoire comme dans de nombreux pays africains, des milliers de filles sont encore privées de ce droit élémentaire.
Les barrières à l'éducation des filles sont multiples et s'alimentent mutuellement : pauvreté des ménages qui oblige les familles à choisir quel enfant scolariser, normes sociales qui assignent les filles aux tâches domestiques, grossesses précoces qui interrompent brutalement des parcours scolaires, distances importantes entre le domicile et l'école dans les zones rurales, et insécurité des trajets scolaires.
En Côte d'Ivoire, le taux de scolarisation des filles reste inférieur à celui des garçons à tous les niveaux d'enseignement, et l'écart se creuse au fur et à mesure qu'on avance dans le cursus. Au secondaire, seulement une fille sur deux en âge d'y aller est effectivement scolarisée.
ENJEUX
- Financer 500 bourses scolaires supplémentaires pour des filles vulnérables d'ici 2024
- Former les familles à comprendre et défendre le droit à l'éducation de leurs filles
- Plaider pour des cantines scolaires universelles qui maintiennent les filles à l'école
- Lutter contre les mariages précoces qui brisent les trajectoires scolaires
« Une fille qui apprend à lire ne sera jamais facile à tromper, à soumettre ou à oublier. C'est pour ça que nous mettons tout en œuvre pour les garder à l'école. »
— Aissata Camara, Co-fondatrice de Mafondation